Le 2 mars 1998 l’Alliance pour le Progrès et la Justice/ Jëf Jël recevait notification, par les services républicains compétents, du récépissé lui reconnaissant une existence légale. Le parti, crée par des garçons et des filles nourris aux mamelles du Courage et du Patriotisme venait de surgir au milieu d’une classe politique traditionnelle en panne.
Le Jëf Jël, héritier de la Jeunesse Pour l’Alternance (J.P.A), élabora une politique d’alliance à même d’affaiblir le régime d’alors. Il a fallu, pour créer les conditions politiques de l’Alternance appuyer fortement les dissidences du parti au pouvoir. Contre vents et marées, le pari fut tenu.
Depuis, d’importantes étapes ont été franchies par le Sénégal et par notre Parti devenu Alliance Jëf Jël. A l’immense espoir suscité par l’avènement d’un nouveau régime succéda rapidement et sans transition le désenchantement. Partout, le peuple crie son mal-être, sa pauvreté et sa désespérance. L’achat des consciences, la transhumance et le chantage sont devenus les moyens d’expression des minables ambitions des actuels tenants du pouvoir.
Il est vrai que dès le mois d’août 1992 la J.P.A avait averti : « l’Alternance peut déboucher sur le chaos ou sur le pire… » C’est pourquoi nous préférâmes le rôle de défenseurs irréductibles des grands acquis démocratiques à l’appartenance à une mouvance présidentielle dont chacun mesure aujourd’hui l’incompétence notoire. Nous préférâmes également appeler à l’abstention lors du référendum de janvier 2001 sur la Constitution pour prévenir les dérives qui récemment sont venues s’ajouter au chapelet des errements d’un clan boulimique et sectaire. Tout nous réconforte dans ces choix.
ET maintenant ! Résolument tournée vers l’avenir, l’Alliance Jëf Jël, qui a « mesuré l’étendue des problèmes sociaux, économiques et culturels », entend jeter les bases d’un large Rassemblement Citoyen pour « ressusciter les générations présentes et sécuriser celles à venir. »
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