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Mon Père, Ce Hero, Ce Jambar
Un an
déjà qu'il nous a quitté
Alors que je me souviens encore de ce long
voyage
Un an
déjà qu'il nous a quitté
Alors que nous sommes encore entrain de sécher
nos larmes
Un an
déjà qu'il nous a quitté
Alors que le chagrin est encore palpable dans nos coeurs
Ce fut le 2 Décembre 2007; une date inoubliable, teintée de tristesse. Apres une prière de Timiss chez Baba Lamine Niass
ou tous les talibés présents avaient formulé une prière pour lui, je recu le coup de fil fatidique.
Parlant à ma mère un
jour, elle se laissa emporter dans un monologue, tissant tous les lauriers à Feu son mari avant de terminer en ces propos:
"Jambar danouna".
Ce Jambar, c'était El Hadji Ousmane Thiam, Mou Baye. Il aimait Baye Niass et Baye Niass le lui rendait pleinement. Baye l'a éduqué
à ses cotés et lui fit confiance en
permanence. Il fut son chauffeur pendant plusieurs années; il voyagèrent à travers le monde. Je me rappelle
encore des récits de ces
voyages qui le rendaient tant
nostalgique envers son
guide tant aimé. Il resta à ses cotés jusqu'au jour ou Baye pria
pour lui et lui donna l'ordre d'aller travailler pour son propre compte. Il fait partie de ceux qui ont recu la bénédiction de
Mawlana Sheikh Al Islam. Armé de détermination, if fut de cette distinction son porte bonheur. Les affaires lui réussissent: commerce, transport, immobilier...
Tres vite, il batit une
de plus belle maison à Medina Baye
et y réserva une aile entière pour les hotes de marque de Baye. Ce dernier en était tellement fier qu'il envoyait ses hotes, surtout intellectuels, séjourner chez
nous.
Ce Jambar, c'était mon père. Je l'aimais bien et il me le rendait pleinement. Il aimait beaucoup ses enfants. Il se sacrifia pour
nous payer les meilleures écoles,
engagea répétiteurs et professeurs en privé pour parfaire notre éducation. Aujourd'hui, on compte parmi ses enfants des professionnels dans divers secteurs: Ingénierie, Informatique, Economie, Marketing… Il en était
fier. Il aimait tous les enfants qui aimaient l'école et qui travaillaient bien.
Ce Jambar, c'était l'homme du peuple. Il aimait Médina Baye et Médina Baye le lui rendait pleinenement. Le jour des funérailles,
un mendiant passe; il enquête sur sur qui se passe dans la maison. Un fois mis au parfum, il s'éclata en sanglot. Au fait, le vieux lui reméttait l'aumone généreusement de facon regulière. Combien de fois s'était-il engagé pour les travaux de la mosquée, combien de fois distribuer "hadiya"
aux dignitaires de Medina, combien
de fois a-t-il distibuer offrandes aux nécéssiteux ou juste, combien de fois a-t-il aidé un ami ou confrère dans le besoin? Combien d'ames sont venu nuitamment
le soliciter?
Un homme de principe, un travailleur, un batisseur, un
excellent père de famille,
un pieux musulman, un honnête homme, bref, une bonne
personne.
Tu nous manqueras à Jamais.
Alioune Ousmane Thiam
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